Nicolas Dendoncker / Professor

University of Namur / Geography and socio-environmental studies

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

En tant que géographe étudiant les changements dans l’utilisation des terres et leurs impacts sur l’environnement, la biodiversité et la société, je suis profondément préoccupé par la diminution drastique du nombre de fermes et de paysans en Belgique et ailleurs dans le monde. Je suis fermement convaincu qu’un premier pas nécessaire vers la durabilité consiste à changer la manière dont nous produisons les aliments, et que l’agroécologie est la voie à suivre. Après tout, se nourrir est notre besoin le plus fondamental !
Bien que j’essaie de faire pousser de la nourriture moi-même, de manger mieux et d’arrêter de voler, la plupart de mes actions sont liées à ma façon d’enseigner et de faire de la recherche. Le tout premier message que j’adresse à mes étudiants de baccalauréat est que nous avons franchi plusieurs frontières planétaires, y compris le changement climatique et la perte de biodiversité, et cela est en grande partie dû à l’agriculture industrielle. Depuis l’année dernière, je coordonne un programme de master en Ruralité intelligente, très axé sur le concept de transition et sur ce que nous devons faire pour obtenir des paysages ruraux durables et socialement justes. Je crois que trop de gens se concentrent sur les villes, alors que le cœur de la vie bat dans les zones rurales. Dans cette optique et dans une perspective de recherche, j’essaie de m’engager dans une recherche-action participative, afin de co-construire des actions pour le changement avec les personnes qui sont les plus concernées. Avec mon équipe, nous travaillons sur une base territoriale, pour essayer de faciliter la transition vers l’agroécologie, comme première étape vers des transitions plus larges vers des territoires ruraux durables.
Il existe des obstacles considérables au changement dans les universités et dans le monde universitaire en général. Les universitaires sont évalués en fonction de leurs réalisations personnelles plutôt qu’en fonction de travaux interdisciplinaires ou transdisciplinaires, et les bailleurs de fonds de la recherche continuent de financer en grande partie la recherche qui est nuisible à la société et à l’environnement. Enfin, il y a un grand manque de moyens financiers pour la recherche-action participative. Ces recherches sont néanmoins essentielles pour concilier les connaissances scientifiques et autres et pour co-créer des innovations sociales qui profitent à l’ensemble de la société et à l’environnement.
Au niveau sociétal et politique, il faut passer d’une approche axée sur la promotion de la croissance économique à une approche axée sur la réduction des inégalités. Les inégalités ne cessent de croître et s’observent dans toutes les dimensions de la société, y compris la manière dont nous utilisons la terre. Nous produisons plus qu’il n’en faut pour nourrir le monde, mais des millions de personnes n’ont pas assez à manger. Il est évident que notre gâteau est assez gros, mais nous devons mieux le partager.

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