Philippe Mayaux / Team Leader Biodiversity

European Commission, DG International Cooperation and Development / Forestry and Biodiversity

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Je suis extrêmement préoccupé par la dégradation des forêts tropicales que j’observe par satellite depuis 30 ans. En gérant de nombreux programmes de conservation financés par l’UE dans les parcs nationaux sous les tropiques, j’ai également réalisé que la faune sauvage disparaît à un rythme jamais vu auparavant.
L’agro-industrie provoque une déforestation massive dans de nombreux pays, avec de vastes étendues de plantations de palmiers à huile, de caoutchouc, de soja et de cacao. Le braconnage, la collecte de bois de chauffage et l’exploitation minière illégale sont également préjudiciables aux forêts africaines. De grandes parties du Bassin du Congo peuvent être considérées comme des forêts silencieuses sans aucune faune. Pourtant, les forêts tropicales sont essentielles pour atténuer le changement climatique et conserver une biodiversité exceptionnelle, mais surtout, des centaines de millions de personnes dépendent des forêts pour leur alimentation, leur eau, leurs médicaments et donc leurs moyens de subsistance.
Nous devons donc tout faire pour protéger ces écosystèmes. Des solutions existent et nous pouvons agir en tant que citoyens, consommateurs et électeurs. Il ne s’agit pas de mettre les forêts tropicales sous une cloche, mais de les gérer durablement au bénéfice des communautés locales et de la population mondiale : en tant que consommateurs individuels, je peux rejeter les produits agricoles provenant de terres déboisées, même indirectement comme le bœuf nourri en Europe au soja du Brésil. Mais nous devons aussi pousser nos politiciens à changer radicalement le système alimentaire au niveau mondial, qui devrait être moins basé sur les échanges mondiaux des grandes entreprises et plus sur les petits agriculteurs locaux. Les agriculteurs sont essentiels pour adopter des pratiques agricoles plus écologiques et produire des aliments sains. Bien sûr, le système actuel, qui consomme plus d’énergie et détruit les humains, est bien en place et bénéficie énormément de la publicité et du lobbying.
Notre levier direct pour provoquer le changement est notre comportement personnel : manger moins de viande, voyager à vélo en ville et en train sur de plus longues distances, éliminer le plastique… J’ai commencé à le faire et je me sens vraiment mieux dans mon esprit et mon corps. Pas facile dans une société submergée par la publicité et la confusion entre prospérité et bonheur.
Enfin, en tant qu’une des 8 millions d’espèces sur Terre, nous devons changer notre relation avec la nature. Notre survie en dépend. Les arbres peuvent survivre sans les humains ; les humains ne peuvent survivre sans les arbres.
Soyons plus sociaux, plus écologiques, plus humains….