Violaine Wathelet / PhD student in sociology

Sociology / Social Sciences, Social Economy / member of the expert committee of the Financité-Fairfin label

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Mes travaux de recherche portent sur les conditions permettant l’institutionnalisation de l’économie sociale. Comment alors un paradigme de pensée prétendant s’éloigner du capitalisme s’enracine-t-il dans nos lois et nos modes de vie ? Cela m’amène à étudier ce capitalisme tant vanté. Mais qu’est-ce que cela a à voir avec le climat, vous vous demandez peut-être ? Parce que sa logique fondamentale sont les causes du changement climatique. Compte tenu de ce fait, ainsi que de la précarité, des inégalités et de la « désaffiliation » sociale, la question climatique n’est pas un effet d’entraînement négatif qui doit être traité, elle fait partie intégrante de la manière dont nous produisons, consommons et voyons le monde. Le changement ne peut se produire qu’en combinant les deux faces d’une même médaille : nos comportements individuels et nos actions collectives (politiques et du monde politique), tant institutionnelles que radicales.
Quant à mes petites contributions, elles ne sont ni très originales ni très radicales : je fais du vélo, j’éduque mes enfants dans un esprit de respect mutuel et de respect de la terre, je m’habille le plus possible de vêtements d’occasion, je me nourris avec les produits d’un supermarché coopératif à but social, j’utilise des couches réutilisables, je tente de sensibiliser aux causes systémiques du changement climatique, je prends le train autant que possible pour participer aux conférences internationales, aux manifestations climatiques…
L’aspect le plus compliqué de ces choix, outre celui financier (parfois mais pas toujours), est sans doute le fait que l’offre éthique, durable, etc. est encore extrêmement rare. On se retrouve rapidement en « dissonance cognitive » si l’on veut juste prendre une tasse de café. Il est donc essentiel de sensibiliser (dans toute éducation) au fait que l’on peut faire des affaires autrement, de soutenir l’économie sociale (au niveau individuel et politique), de punir les grands pollueurs, de redéfinir collectivement les objectifs de la production et de la distribution du pouvoir…. Lorsqu’on avance l’idée que le système actuel a besoin d’être remanié, les critiques dénoncent rapidement le caractère utopique ou incomplet de certaines propositions. Je crois qu’il faut oser sortir des sentiers battus et renoncer à cet idéal technocratique de la solution clé en main totale. Une solution globale qui, en l’occurrence, semble franchement impossible à concevoir dans son intégralité. Dans quelle démocratie serions-nous si demain quelqu’un proposait un modèle de société pensé de A à Z ?

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