Alain Peeters / Director

RHEA Research Centre / Agronomy

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Projet :  » L’alternative agroécologique « .
Depuis 1970, j’ai perçu l’impasse dans laquelle l’humanité s’est précipitée suite à l’explosion démographique mondiale et aux principes mêmes du consumérisme occidental qui ont engendré une consommation effrénée des ressources naturelles, la destruction de la biodiversité et les changements climatiques. Aujourd’hui, je vois l’effondrement des écosystèmes et de toute la biosphère à travers la destruction des grands biomes qui constituaient la « maison  » de l’humanité et de toutes les autres espèces qui habitaient la planète.
Au cours d’une carrière de 40 ans dans l’enseignement et la recherche agronomique, j’ai rapidement constaté les effets dévastateurs de l’agriculture industrielle, mais j’ai longtemps pensé qu’elle pouvait être amendée. Au début des années 2000, la course au productivisme agricole a été relancée en Europe et une nouvelle génération de produits toxiques a été mise sur le marché. En 2012, j’ai décidé de mettre à profit mon expérience théorique et pratique au service du développement concret de l’agroécologie afin de démontrer son potentiel pour assurer un avenir aux agriculteurs, fournir aux citoyens des produits alimentaires sains, restaurer la biodiversité, adapter l’agriculture au changement climatique et atténuer les effets du changement climatique en réduisant la consommation de carburant et en stockant du carbone dans les sols. Ce projet a été développé sur des exploitations agricoles, sur plusieurs centaines d’hectares, en Wallonie, en Flandres et en France. Il a été financé par des fonds privés. Il semblait impossible de trouver l’appui du public pour ce type de recherche holistique.
Le système vise à remplacer les intrants commerciaux par des services fournis par la biodiversité. Par exemple, l’azote synthétique est remplacé par de l’azote fixé de manière symbiotique par des légumineuses ou des insecticides grâce à un réseau écologique qui multiplie les ennemis naturels des ravageurs des cultures. Cela réduit considérablement les coûts de production. En produisant des aliments de qualité, en transformant leurs produits et en les commercialisant dans des circuits courts et locaux, les agriculteurs augmentent leurs revenus. Cela permet de donner des perspectives à la profession et de créer de nouveaux emplois. Ce système biologique, sans labour et basé sur la biodiversité, fonctionne à présent.
Parallèlement, un programme de formation à l’agroécologie a été développé et un service d’accompagnement est proposé aux agriculteurs et aux porteurs de projets.
Un soutien massif à l’agroécologie par le biais de la Politique Agricole Commune et d’autres politiques locales serait nécessaire pour donner accès à la terre aux porteurs de projet, organiser une reconversion rapide des agriculteurs, relancer le développement rural générateur d’emplois et de biodiversité, et réduire les niveaux des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

%d blogueurs aiment cette page :