Jean-Louis Tison / Professor

Université Libre de Bruxelles / Geographer – Glaciology

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Je suis glaciologue, professeur à l’Université Libre de Bruxelles, et je vais prendre ma retraite cette année. Depuis 30 ans, j’étudie la Cryosphère (glace naturelle sur Terre) dans le but de mieux comprendre son rôle, à la fois comme  » acteur  » et  » enregistreur  » de notre environnement et de notre climat. Je n’aurais pas écrit les lignes suivantes au début de ma carrière. Cependant, en regardant en arrière, j’ai acquis l’assurance que les changements que nous observons aujourd’hui sont le résultat d’une véritable tendance anthropique, plutôt que d’une variabilité naturelle à court terme. L’accumulation exponentielle d’indicateurs dans tous les domaines scientifiques ne laisse plus de place au doute sur les causes. Mes inquiétudes se tournent donc aujourd’hui vers les deux principales interrogations suivantes : « Comment améliorer nos projections de l’avenir à court terme de cette tendance  » et  » Comment sensibiliser une majorité de la population et l’engager, avec sa propre volonté, vers une réelle transition dans ses comportements  » quelles que soient ses convictions, son mode de vie ou sa qualité de vie.
J’ai essayé de changer mon propre comportement avec les moyens à ma disposition : au-delà des petites actions quotidiennes évidentes, je me rends chaque jour au travail en train ou en tramway, j’ai changé mon système de chauffage central pour des pellets de bois, notre voiture familiale est hybride, j’ai aussi limité les déplacements en avion… Je suis cependant conscient que certaines de ces options ne sont pas accessibles à tous, et ne sont donc que des pas en avant vers un changement plus profond de la société, qui concerne la majorité de la population.
Cette transition personnelle ne s’est pas faite sans difficultés. Par exemple, à 30 km de Bruxelles, mon lieu de travail, il m’a été littéralement impossible d’inscrire mes très jeunes enfants dans les écoles primaires locales, étant donné les heures d’ouverture des écoles « classiques ». J’ai dû utiliser ma voiture jusqu’à ce que les enfants puissent voyager seuls en train. Aussi, j’ai choisi mon métier parce que j’aime découvrir le monde, et ma famille aussi, un souhait qui est clairement incompatible avec l’empreinte carbone des voyages en avion.
Les sources d’énergie alternatives et la mobilité durable restent, à mon avis, les défis sociétaux les plus importants à court terme : « une énergie « douce » et « propre », non carbonée, avec des capacités de livraison ajustables (par exemple par des processus de conversion) et de transport longue distance ; un réseau ferroviaire restructuré dans l’espace, à grande vitesse et à bas prix abordables ; priorité aux circuits courts économiques.

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