Jean-Pascal van Ypersele / Former IPCC Vice-Chair / Professeur en Climatologie

UCLouvain / ancien vice-président du GIEC

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Ma préoccupation, qui me tient parfois éveillé la nuit, est que nous, les humains, menaçons l’habitabilité même de la seule planète habitable du système solaire. La planète elle-même va bien, ce n’est qu’un morceau de roche. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de la vie à sa surface. Cela inclut notre propre espèce, qui dépend tellement de la biodiversité et d’un climat stable. En ce moment, nous (en particulier la partie la plus riche de la population mondiale) scions la branche sur laquelle nous sommes tous assis.

Notre mode de vie (à ma femme et moi) correspond à mes préoccupations, car nous l’avons essentiellement décarboné. Nous avons fortement amélioré l’isolation de notre maison et remplacé notre chaudière au mazout par une pompe à chaleur géothermique. Nos panneaux photovoltaïques couvrent toute notre consommation d’électricité, y compris celle de la pompe à chaleur et de ma petite voiture électrique. Nous mangeons très peu de viande, et elle est de haute qualité et locale. Nous promouvons la biodiversité dans notre jardin (abeilles, grenouilles, arbres, fleurs, légumes, pas de pesticides). Nous sommes récemment partis en vacances en Corse en train et en bateau plutôt qu’en avion : c’était merveilleux ! Je consacre une grande partie de mon temps à mettre ma connaissance du climat au service de la société, en enseignant à l’UCLouvain, en donnant des conférences, en conseillant des jeunes, des banquiers, des syndicalistes, des hommes d’affaires, des prêtres ou des francs-maçons, des journalistes et des responsables politiques sur l’urgence à laquelle nous sommes confrontés et sur ce que nous pouvons tous faire à ce sujet. Je continue à servir le GIEC autant que je le peux et j’ai créé une plateforme d’information francophone sur ses travaux : http://www.plateforme-wallonne-giec.be

Ce n’était pas si difficile de réduire notre empreinte écologique, parce que j’ai les connaissances et le salaire que j’ai. Ce qui me préoccupe, c’est que tout le monde devrait pouvoir faire de même et vivre une vie confortable, abordable et à faible impact. Sinon, nos efforts seront vains.

Pour ce faire, les décideurs politiques devraient avoir le courage de réglementer strictement toutes les formes de pollution et de faire payer tous les pollueurs beaucoup plus qu’aujourd’hui. Pour éviter d’accroître les inégalités, les fonds collectés doivent être utilisés pour aider à construire une économie et une société à faible empreinte écologique où personne n’est laissé pour compte. Cela permettra aux jeunes qui participent aux marches et aux grèves scolaires d’aujourd’hui d’avoir un avenir. Nous devons également établir des partenariats et partager nos connaissances et nos ressources avec les pays en développement afin que ceux-ci puissent également bénéficier d’une bonne vie sur cette belle planète, sans tuer les écosystèmes qui y vivent.

Vous pouvez en savoir plus via ma page web www.climate.be/vanyp, et en suivant mes comptes Twitter (www.twitter.com/JPvanYpersele) et Facebook (www.facebook.com/JPvanYpersele).


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