Aurore Degré / Professor

ULiège – Gembloux Agro-Bio Tech / Soil physics, Hydrology

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Le changement climatique entraînera-t-il une augmentation des inondations, de l’érosion des sols et des inondations boueuses ? Oui. Et la qualité de notre eau sera également affectée. La production agricole sera affectée. C’est grave et ce sera encore plus grave si nous ne protégeons pas nos ressources en eau et nos sols. Les mesures politiques actuelles sont très insuffisantes.
Aujourd’hui déjà, des changements sont progressivement détectés dans les statistiques sur les événements extrêmes. Ils sont influencés par le climat, mais aussi par des changements majeurs dans l’utilisation de nos terres et nos pratiques agricoles. Imperméabilisation des sols, pluies plus intenses qui érodent les sols, transportent les nutriments vers les nappes phréatiques et les rivières, sans parler des produits phytosanitaires…….. Le cycle hydrologique devient plus intense et aussi plus chaotique. Si l’on considère les scénarios climatiques du GIEC dans un avenir proche, il est clair que tous ces développements seront bientôt exacerbés.
Il y a une limite au sol qui peut être érodé sur un champ. Depuis la Seconde Guerre mondiale, on a mesuré jusqu’à 30 cm de perte de sol. Cela représente des centaines d’années de formation naturelle du sol. Avec la même agriculture, dans les 60 prochaines années, la perte risque d’être beaucoup plus importante. Nous gaspillons une ressource précieuse et à peine renouvelable.
Que pouvons-nous faire à notre échelle ? Lutter contre les émissions inutiles de gaz à effet de serre et consommer les produits d’une agriculture raisonnée qui prend soin de l’eau et du sol. Ce sont mes choix personnels.
Comme chercheur, il est important de rencontrer ses collègues. Si je participais à toutes les réunions et symposiums qui font avancer mon domaine, je pourrais vivre dans les aéroports et afficher honteusement ma carte de frequent flyer. Nous sommes pressés de collaborer à l’échelle internationale. Nous devons aller vite, revenir aussi vite parce que dans nos universités, nous sommes si peu nombreux pour former les futurs bioingénieurs, qu’il est difficile d’être loin pour longtemps. Quelle ironie !
En 2019, j’ai décidé que, quoi qu’il m’en coûte en temps, mes voyages en Europe se feront en train. Armée de ma gourde et de ma tablette, mon smartphone comme hub wifi, je valorise ce temps en travaillant. Nous devons encore faire accepter ce principe par nos collègues, par nos autorités. C’est seulement à mon échelle, c’est insuffisant mais c’est absolument nécessaire.

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