Anne De Rudder / Scientist

Royal Belgian Institute for Space Aeronomy (IASB-BIRA) / Earth atmosphere

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Je suis mathématicienne. Mon domaine professionnel est la recherche en science atmosphérique. Pendant une vingtaine d’années, j’ai contribué à l’élaboration de modèles théoriques et de logiciels numériques permettant aux chercheurs d’interpréter et de prévoir les phénomènes physico-chimiques qui se produisent dans l’atmosphère terrestre et de mettre en évidence les facteurs qui les contrôlent, y compris ceux d’origine humaine. Initialement motivé par la menace que l’augmentation des émissions de certains gaz utilisés dans l’industrie et l’agriculture faisait peser sur l’ozone stratosphérique, mon travail m’a conduite à prendre la mesure d’autres déprédations infligées par l’homme à son environnement, notamment la pollution urbaine et le réchauffement climatique induit par l’émission continuellement en hausse de gaz dits « à effet de serre ». J’ai ensuite travaillé à l’archivage, la documentation et la redistribution de données d’observation. Avec des collègues, je collabore aujourd’hui à mettre en place les services atmosphérique et climatique européens, destinés à fournir au public, aux responsables politiques, aux agences de surveillance et aux chercheurs des données scientifiques renseignant sur l’état de l’atmosphère et l’évolution du climat. Je participe aussi à un projet visant à identifier, en collaboration avec des communautés locales, les outils et données que les sciences du climat peuvent utilement fournir pour atténuer cette évolution et protéger les populations contre certains de ses effets néfastes.
Sur un autre front, je soutiens la lutte contre le système économique basé sur l’accumulation du capital au profit d’une minorité, qui détourne le bien commun, crée la misère, contrecarre les efforts de gestion rationnelle de l’environnement et fait peser sur les plus démunis les dangers du dérèglement climatique (sécheresse, inondations, tempêtes de plus en plus violentes, famine, épidémies, migration, guerre).
Je participe au système existant de recyclage des déchets et limite autant que possible ma consommation quotidienne d’énergie, me heurtant comme tout le monde à l’obstacle d’une organisation du travail et de la vie sociale basée sur la productivité et sur une exploitation et une consommation débridées, intrinsèquement contradictoires avec le respect et la préservation de l’environnement naturel.
Je suis toutefois persuadée que la seule solution est de développer les énergies non polluantes au niveau mondial. Les mesures susceptibles de circonscrire les désastres environnementaux et d’en limiter l’impact sur les sociétés humaines sont d’ordre international, politique, économique, social et culturel autant que technique.

Originally posted 2018-07-13 17:21:40.

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