Pascal Mailier / Senior scientist

Royal Meteorological Institute of Belgium / Weather and climate modelling and prediction

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

En tant que météorologue professionnel, je suis bien sûr préoccupé par les tendances observées dans la gravité et la fréquence des phénomènes météorologiques à fort impact dans le monde, qui sont conformes aux prévisions des changements climatiques. J’ai aussi de profondes inquiétudes quant aux conséquences sociétales d’un climat dérangé : inégalités croissantes, conflits aggravés, vagues massives d’immigration…. La science a prouvé hors de tout doute raisonnable que le changement climatique d’origine humaine est à nos portes. Et pourtant, malgré les preuves convaincantes qui nous disent qu’il est grand temps d’agir collectivement, il est ironique que nos dirigeants politiques tergiversent au nom du… réalisme !
Le changement climatique n’est pas seulement un problème académique, il pose aussi des questions éthiques et politiques. L’économie mondiale actuelle est basée sur l’hybris que nous, les humains, sommes des dieux omnipotents qui possèdent le cosmos, que nous pouvons plier la nature à tous nos caprices, y compris la planète où nous vivons et nous-mêmes ! Nos exigences matérielles sans cesse croissantes doivent être satisfaites par les ressources illimitées dont nous disposons. Le système actuel de capitalisme débridé et de consumérisme est une conséquence de cette illusion. Réchauffement climatique, acidification des océans, la soupe en plastique…. Ce sont tous les symptômes d’un modèle de société défaillant. Le changement climatique ne peut donc pas être abordé sérieusement sans des changements radicaux dans notre façon de voir le monde et d’interagir avec lui. Nous n’avons pas besoin d’attendre des décisions politiques pour mettre en œuvre bon nombre de ces changements. On peut agir tout de suite. Voici quelques mesures concrètes que j’ai prises :

  • Lorsque j’ai besoin de voyager, la plupart du temps, je choisis l’option qui minimisera mon empreinte carbone. Pour me rendre au travail et en revenir, je prends généralement les transports publics (train, tramway, bus). Pour les trajets locaux, je marche ou je fais du vélo. Je conduis une voiture et une moto seulement à l’occasion. J’évite de voler autant que possible (un aller-retour international au cours des 5 dernières années).
  • Dans la mesure du possible, j’achète auprès de fournisseurs et de producteurs locaux. Je ne mange pas de viande tous les jours.
  • J’ai fait installer des panneaux solaires à la maison et j’ai opté pour le gaz naturel avec un système de compensation certifié pour les émissions de CO2. Je cherche maintenant des moyens de réduire notre consommation moyenne d’énergie domestique et j’envisage l’installation possible d’une thermopompe à l’avenir.
  • Dans mes temps libres, j’écris des articles, je donne des conférences publiques et je participe à des initiatives afin de promouvoir la sensibilisation et l’engagement des citoyens à l’égard du changement climatique.
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