Frederik Hendrickx / Senior scientist

Royal Belgian Institute of Natural Sciences / Evolutionary biology, Entomology, Ecology

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Travailler comme biologiste dans un institut de sciences naturelles qui possède une collection entomologique historique unique me confronte quotidiennement à l’énorme perte de biodiversité que nous vivons. Le grand nombre d’espèces disparues à l’échelle locale et mondiale dans des collections datant de moins d’un siècle illustre la vitesse alarmante à laquelle nous modifions l’environnement qui nous entoure. Nos recherches ont sans doute confirmé que l’intensification agricole, l’industrialisation et l’urbanisation filtrent de nombreuses espèces d’insectes moins bien adaptées à notre impact humain. Cela nous laisse une faune homogène qui ne représente qu’une fraction de la biodiversité originelle qui peuplait autrefois nos régions. Pourtant, même dans les endroits les plus reculés perçus comme vierges, comme les îles Galápagos, l’introduction d’espèces exotiques allant des fourmis aux chèvres sauvages a entraîné des changements à grande échelle dans la composition des espèces et leur disparition. L’impact exact à long terme de ces changements écosystémiques mondiaux reste difficile à prévoir, mais tous s’entendent pour dire qu’il risque d’être désastreux et irréversible. Bien que l’on pense souvent que les écosystèmes sont résilients, les niveaux élevés de perturbation qu’ils subissent actuellement peuvent les forcer à un point de basculement où il est impossible d’arrêter d’autres extinctions et changements dans les écosystèmes.
La protection de la biodiversité restante est donc indispensable si nous voulons réduire notre impact considérable sur l’environnement naturel. Il est de notre responsabilité, en tant que scientifiques, d’utiliser ces conclusions et ces connaissances pertinentes pour informer correctement le public de notre impact sur la diversité des espèces et des moyens de l’atténuer. Le rythme alarmant du déclin des espèces m’a incité à jouer un rôle plus actif et volontaire dans la conservation d’un écosystème local unique de marais et de tourbières depuis plus de 20 ans. L’acquisition de fonds, la rédaction de plans de gestion, la publication de livres et la gestion pratique des prairies et des marais vierges et restaurés au sein d’un groupe important de bénévoles enthousiastes démontrent que les efforts personnels peuvent contribuer de manière substantielle et directe à la conservation des espèces. Les scientifiques, les décideurs politiques et les ONG devraient donc redoubler d’efforts pour apprécier et reconnaître l’importance de la biodiversité, de manière à promouvoir les initiatives nécessaires à sa préservation.

Originally posted 2018-05-31 16:08:44.

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