Olivier Hardy / FNRS Researcher

Université libre de Bruxelles / Bioingeneer, plant geneticist

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

J’étudie la diversité des plantes africaines. Mes recherches scientifiques me permettent de découvrir des milieux abritant une biodiversité remarquable, comme les forêts tropicales, mais aussi de voir où cette biodiversité a largement disparu par surexploitation. Cette dégradation de l’environnement me préoccupe, surtout lorsqu’elle ne profite qu’à des intérêts privés ou immédiats sans tenir compte des conséquences à long terme. Le taux d’extinction des espèces a augmenté dramatiquement au cours d’un siècle et il est probable qu’il s’accélérera encore en raison du changement climatique et des pollutions. Les espèces disparues sont perdues à jamais, mais notre existence dépend d’un grand nombre d’espèces pour nous nourrir, soigner, vêtir, loger, etc… et nul ne peut prédire quelles nouvelles espèces bénéficieront aux générations futures. Les recherches de mon équipe montrent que nous n’avons identifié qu’environ la moitié des espèces d’arbres d’Afrique centrale et l’incomplétude de connaissances est encore bien plus grand pour les insectes ou les micro-organismes du sol. Ne pas veiller à préserver la biodiversité, héritage de millions d’années d’évolution, revient à réduire fortement les opportunités pour nos petits-enfants.
Que faire alors ? Personnellement j’effectue mes trajets quotidiens en vélo et train, j’ai pu investir dans l’isolation de mon logement, une chaudière à pellets et des panneaux solaires, je favorise les déplacements en train par rapport à l’avion quand c’est possible, j’essaye de me nourrir principalement d’aliments produits sans pesticides, je consomme peu de viande, je composte les déchets végétaux et trie autant que possible ce qui reste. J’investi mes économies en placements éthiques.
Mais à bien des égards la société actuelle limite les choix écoresponsables au quotidien : beaucoup de suremballage non recyclable, offre de trains à longue distance chère et qui s’est réduite suite aux vols low-cost, produits « éco » plus chers car le coût des dégâts environnementaux n’est pas intégré dans les prix d’achat, … et ces choix sont encore plus réduits pour les moins bien nantis.
  
L’Homme est tout-à-fait capable d’exploiter les ressources naturelles sans les détruire, y compris dans le cadre d’une exploitation intensive et productive, dès lors qu’il envisage l’importance de léguer le patrimoine naturel dont il a bénéficié aux générations futures. Par exemple, là où l’implantation de monocultures à perte de vue a ravagé la biodiversité, on aurait pu en conserver une bonne partie en aménageant un réseau de corridors écologiques et en protégeant des habitats naturels. D’énormes progrès sont réalisables en plaçant le futur de l’humanité au centre des choix politiques et en reconnaissant l’importance de la qualité de l’environnement et la préservation de la biodiversité pour ce futur.

Originally posted 2018-04-28 11:30:48.

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