Catherine Debruyne / Civil servant

SPW / Biodiversity

Notre famille a décidé d’acheter moins, d’acheter local autant que possible et d’acheter en vrac.

La surconsommation et nos modes de consommation sont les facteurs dominants de la perte de biodiversité dans le monde. En l’absence de mesures adéquates à tous les niveaux (citoyens, secteurs, politique), l’expansion agricole, l’extraction des ressources naturelles et minérales et l’urbanisation pourraient atteindre des niveaux insoutenables. De plus, le consommateur est souvent déconnecté du producteur, ce qui rend invisible l’impact de nos choix de consommation sur la perte de biodiversité dans le monde entier en raison des distances qui peuvent séparer de nombreux consommateurs et producteurs.
Ainsi, notre famille de quatre personnes a décidé d’essayer de réduire autant que possible notre empreinte écologique. Nous avons décidé d’acheter moins, d’acheter en vrac et d’acheter des aliments biologiques locaux. Nous fabriquons nos propres produits ménagers, nous avons éliminé tous les objets à usage unique (coton-tiges, mouchoirs en papier, serviettes en papier, films plastique, sacs de congélation, papier aluminium, etc.) Nous achetons d’occasion (vêtements, meubles, appareils électroniques…), et nous réparons autant que possible. Nous ne sommes pas une famille zéro déchet, mais nous essayons de faire de notre mieux : pendant toute l’année 2018, nous avons produit 6 sacs poubelles. Plus des 2/3 de notre jardin sont gardés sauvages, avec des haies, des buissons, des fleurs indigènes mélangées à des fleurs ornementales et de nombreux nichoirs. Nous continuons à aller travailler en voiture, mais nous faisons du covoiturage autant que possible (3 fois par semaine en moyenne).

L’avantage de ce changement, c’est que nous achetons des produits de qualité beaucoup plus élevée et que nous économisons encore de l’argent par rapport à notre mode de consommation précédent. Nos menus ont un peu changé car nous limitons l’utilisation d’ingrédients non locaux, mais nous apprécions nos repas encore plus qu’avant. Nous pourrions faire encore beaucoup mieux et nous essaierons de continuer à penser nos achats le plus judicieusement possible, avec toute l’information dont nous disposons, en essayant d’appliquer l’éco-bénéfice (essayer d’avoir un impact positif) plutôt que l’éco-efficacité (essayer de limiter nos impacts négatifs).
Nous faisons tout cela non seulement parce que la réduction de la demande humaine en terres et en ressources est une condition préalable pour limiter le changement climatique et enrayer la perte de biodiversité, mais aussi pour assurer le bien-être humain et une transition vers un développement durable et inclusif.

%d blogueurs aiment cette page :