Dirk Verschuren / Research Professor

UGent / Paleoecology, Paleoclimatology, Limnology

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Du point de vue de mon domaine d’expertise, ma plus grande préoccupation est l’ampleur et la vitesse des changements environnementaux qui peuvent être attribués (in-)directement aux changements climatiques anthropiques, comparativement aux changements environnementaux dans le passé causés par la dynamique naturel du climat et des écosystèmes. Les effets du changement climatique anthropique aggravent les effets de la pression démographique et de l’exploitation quasi-totale des ressources naturelles de la planète pour soutenir un modèle économique reposant sur une consommation et une richesse matérielle sans cesse croissantes, notamment dans des sociétés postindustrielles déjà riches, aux dépens du reste de la population mondiale. La lutte contre le changement climatique est donc aussi une lutte pour l’utilisation durable des ressources et pour une justice sociale mondiale. Les mesures visant à réduire mon empreinte carbone et écologique personnelle sont les suivantes: 1) vivre dans une maison rénovée en ville; 2) limiter le chauffage des pièces de séjour à 21 °C, et aucun chauffage dans les chambres à coucher et les entrepôts; 3) rafraîchir l’été par l’ombrage et une bonne ventilation, et non la climatisation; 4) se rendre au travail et pratiquement toute autre mobilité quotidienne en vélo non-électrique; 5) voyager en Europe principalement par train; 6) remplacer ma participation aux réunions (inter-) nationales par Skype ou par vidéoconférence; 7) utiliser les vêtements jusqu’à ce que les signes d’usure soient évidents; 8) réparer les vêtements, outils et appareils plutôt que de les jeter, même si leur remplacement coûte moins cher; 9) recycler et utiliser toutes sortes de fournitures; et 10) manger végétarien 3-4 fois par semaine. Ce que j’ai l’intention de mettre en œuvre dans un proche avenir, c’est 11) remplacer ma voiture personnelle par le co-voiturage; et 12) manger une plus grande proportion d’aliments locaux et biologiques. Les difficultés que je rencontre pour réduire davantage mon empreinte sont que des produits qui coûtent beaucoup de ressources et d’énergie à produire ne sont plus réparables; et qu’une économie en surmenage continue de créer des besoins artificiels qui vous obligent à consommer plus, plutôt que moins. Pour faire face à ces crises environnementales combinées, il faut abolir 1) le paradigme selon lequel l’amélioration de la qualité de vie dépend de l’accroissement de la richesse matérielle, et donc de la croissance économique permanente, et 2) la conviction naïve que la crise climatique peut être résolue par le progrès technologique. La première néglige le fait que la croissance économique continue se heurte au mur des ressources de la terre qui sont limitées, et non pas sans fin; la seconde ne tient pas compte du fait que pour chaque nouvelle invention technologique contribuant à lutter contre le changement climatique, de nombreuses autres inventions ne font que stimuler la consommation.

%d blogueurs aiment cette page :