Véronique Servais / Professor

University of Liège / Anthropology of nature and animals

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Déconnexion
En tant que spécialiste des sciences sociales travaillant dans le domaine des sciences humaines de l’environnement, ma principale préoccupation est la déconnexion généralisée avec le monde naturel. Je pense que cela a un impact profond sur nos vies, à tous les niveaux, de l’individu au social. La déconnexion nous rend aveugles aux relations et à la nature systémique des socio-écosystèmes. Elle peut prendre de nombreuses formes, mais toutes convergent tous la perception de notre environnement comme dépourvu de sens, où la vie elle-même est à peine perçue. Il est nécessaire de reconstruire les relations avec la planète et les autres formes de vie qui feraient place autant à la connaissance scientifique qu’à l’affectivité. J’essaie d’y travailler en tant qu’enseignante et chercheure.
Sortir de l’impuissance
Quand il s’agit de la planète Terre, les mauvaises nouvelles sont partout. Pendant longtemps, j’ai essayé de trouver des moyens d’échapper à un profond sentiment d’impuissance. Puis j’ai réalisé que la première étape était de changer mon propre mode de vie. Et ça s’est avéré être un changement de mon système de valeurs à la fin. D’abord, j’ai décidé d’arrêter de voyager en avion. Parce que je suis académique, cette décision a été difficile à prendre, mais elle a changé ma façon de voir mon travail. De plus, j’ai changé beaucoup de petites choses afin de diminuer ma consommation d’énergie et mon empreinte écologique. Je suis devenue, comme beaucoup de gens, un consommateur. Je pense n’avoir aucun mérite pour cela. La prochaine étape, et beaucoup plus difficile, sera de trouver un moyen d’arrêter d’aller travailler en étant seule dans ma voiture. Ce ne sera pas facile, pour des raisons pratiques. Cela supposera d’accepter certaines contraintes sur mon emploi du temps.
Auto-restriction
Pour mes parents, qui ont grandi dans des familles pauvres, l’auto-restriction était mauvaise parce que c’était un signe de pauvreté. Mais c’est juste un fait que ma liberté d' »aller où je veux » compromet la liberté de mes petits-enfants de mener une vie satisfaisante. Donc, pour moi, l’auto-restriction est surtout un cadeau pour eux. C’est le plus naturel. Quand mes petits-enfants me demanderont : « Qu’as-tu fait pour le climat ? », je ne veux pas avoir à leur répondre : « Rien ».

%d blogueurs aiment cette page :