Michel Prégardien / Project manager, professor Umons

Umons /Civil engineer architect, doctor in the field of architecture and urbanism

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

En tant qu’architecte, je vois comment l’architecture consomme de l’énergie et des produits complexes. La mise en œuvre de ces matériaux complexes pose trois problèmes : elle n’est accessible qu’aux entreprises spécialisées qui détiennent le marché, elle est difficile d’accès pour les services de maintenance, les produits sont impossibles à recycler (de plus en plus de produits sont collés) et produisent de plus en plus de déchets. C’est un combat quotidien pour essayer de simplifier et de rendre mon travail plus accessible à l’humain, tout simplement.
Chaque projet est l’occasion d’essayer une recherche incluant une réelle durabilité : réutilisation, construction sans béton, réflexion sur l’entretien, simplicité de mise en œuvre….
Aujourd’hui, je vois trois obstacles à de telles réflexions :

  1. la difficulté pour les entreprises de s’extraire d’un système structuré pour la mise en œuvre de produits de plus en plus performants, mais de plus en plus complexes à maîtriser. Proposer des revêtements réutilisés ou des bâtiments sans béton n’est pas dans les habitudes des entreprises et les réticences sont nombreuses, y compris chez les clients ;
  2. l’établissement de normes de plus en plus nombreuses (sécurité, énergie…) : comment insérer dans un flux de marchandises hautement standardisées (modélisées pour la mise en forme par des entreprises spécialisées) des produits venant en déconstruction, moins bien finis, bruts, sans garantie légale ;
  3. l’augmentation subséquente du temps de travail des architectes et des entreprises. Chaque projet conduit à de nouvelles réflexions, intéressantes sur les plans technique et philosophique, mais qui prennent du temps. L’ensemble de la profession, soumise à une rude concurrence économique, n’est pas prête à assumer économiquement de tels engagements avec les risques que ces nouvelles pratiques comportent inévitablement.
    Il est donc difficile de s’attaquer à tous ces problèmes sans s’exposer personnellement. Ce monde dominé par les questions de responsabilités (qui conduisent à l’inflation administrative : email, confirmation, validation, assurance…) ne laisse aucune place aux aventures créatives avec leurs risques potentiels, inhérents à ces processus moins conformes.
    Avant toute modification législative, il est impératif de donner aux gens la dignité de leur travail et de leur permettre de trouver le sens de ce qu’ils font. Beaucoup d’architectes construisent, oubliant leur mission quotidienne de fournir des espaces de qualité pour des personnes éminemment sensibles et multiples ; nombreux sont les ouvriers qui travaillent sans amour de leur profession. Les lois sont déjà trop nombreuses et ne prévoient pas de marge d’ouverture. C’est la structure du système qui doit d’abord changer ; permettre plus de liberté et de confiance aux gens simplifiera grandement la vie quotidienne et changera la société.
    C’est possible. C’est l’énergie personnelle de l’assumer qui rend la tâche difficile. Mais, c’est possible !
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