Tom Dedeurwaerdere / Professor

Centre for the Philosophy of Law / Engineer in theoretical physics and Phd in philosophy of science

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En tant qu’ingénieur civil et philosophe des sciences, ma principale préoccupation est le manque de production et de diffusion de connaissances utilisables ayant des impacts importants sur les crises écologiques et sociales. Il est prouvé par des initiatives pilotes que lorsque le grand public peut participer à des exercices de planification de la transition écologique et sociale (dans les villes, les zones rurales, les quarties ou même à l’échelle nationale) avec des scientifiques, des entrepreneurs sociaux et des politiques, des transformations majeures dans le domaine de la mobilité, du logement et de l’alimentation sont possibles. Cet optimisme n’est cependant pas vraiment justifié aujourd’hui. En effet, les sociétés n’investissent pas en priorité dans une mobilisation participative des connaissances d’une telle ampleur dans l’intérêt général. Par contre, des outils importants comme la recherche-action, l’évaluation participative des technologies ou les jurys de citoyens, qui étaient très bien soutenus dans les années 1990, sont tous moins bien financés aujourd’hui. La tendance est donc à une moindre implication des citoyens, à une plus grande concentration sur les nouvelles technologies pour augmenter la consommation et au recours à la consultance technique privée.
Qu’est-ce que j’ai fait personnellement ? (vu à la fois le potentiel de changement (mon optimisme) et l’absence de réaction de la société (mon pessimisme)). D’abord, commencer à me changer moi-même, car c’est une bonne façon de générer des connaissances sur les solutions :
(1.1.) arrêter de manger de la viande et du poisson, et en mangeant moins de fromage (depuis 2017), tout en maintenant une alimentation équilibrée selon les directives nutritionnelles canadiennes (outil en ligne financé publiquement pour évaluer son équilibre alimentaire)
(1.2.) arrêter de voyager en l’avion pour le travail (depuis 2018) et voyager en priorité en train et en vélo pliable, ce qui est parfaitement approprié pour rejoindre les universités dans les villes comme Rotterdam et Metz, mais aussi pour des conférences en Suisse et au Danemark, une ou deux fois par an. Deuxièmement, me recentrer sur les questions et les solutions territoriales dans ma recherche, en collaboration avec des partenaires sociétaux, et travailler avec mes collègues et de jeunes chercheurs pour innover dans les méthodologies de recherche afin de le faire. Ce que j’en ai tiré, c’est que tout cela est parfaitement réalisable et qu’en outre, cela favorise la qualité du travail et des relations sociales. Cependant, les incitations continuent à pousser massivement dans des directions opposées, de sorte qu’il est probable que cela reste un défi pour les années à venir.