Estelle Cantillon / Research Director FNRS and professor of Economics

Université Libre de Bruxelles / Solvay Brussels School of Economics and Management

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

La transition: Des défis pour la recherche en économie
Depuis longtemps, les économistes étudient l’efficacité et l’efficience des différents instruments politiques (taxes, subventions, normes, marchés de permis, …) pour réduire l’impact environnemental des activités économiques. Le changement climatique exige un changement plus fondamental de notre système de production et de consommation. Dans cette perspective, je pense que les trois principaux défis pour la recherche en économie sont :

  • Transition équitable : Il existe de nombreuses façons de réduire les émissions : Quelles sont celles qui imposent le moindre coût à la société ? Comment concevoir des voies de transition efficaces et socialement équitables (à la fois au sein des générations et d’une génération à l’autre) ?
  • Données de qualité : Pour être efficaces, les politiques doivent disposer de données précises sur les activités économiques. Actuellement, nous pouvons calculer plus ou moins précisément l’empreinte carbone des activités de production, mais nous avons plus de mal à mesurer l’empreinte carbone des chaînes d’approvisionnement et donc l’empreinte carbone de notre consommation. De telles distorsions dans les données conduisent à des fuites de carbone (lorsque les entreprises outsourcent une partie de leur production), à une efficacité réduite des politiques et à des investissements mal ciblés.
  • Nouvelles formes de gouvernance économique : Le changement de système exige des modes d’intervention publique différents des instruments politiques habituels visant à remédier aux défaillances du marché. Le principal défi est celui de la coordination de toutes les parties prenantes – entreprises, États, particuliers. C’est un rôle auquel les États sont moins habitués et pour lequel ils ne sont pas bien équipés (les organismes de réglementation sont généralement sectoriels).
    Action individuelle et obstacles :
    D’un point de vue individuel, nous avons depuis longtemps adopté différents comportements à la maison pour réduire notre empreinte environnementale. En termes de mobilité, nous n’avons pas de voiture et nous utilisons le vélo pour nos déplacements quotidiens, nous passons nos vacances en Europe et évitons les avions. En termes d’énergie, nous sommes passés à un producteur d’électricité verte, nous avons isolé notre maison, installé des panneaux solaires thermiques et réduit la température ambiante à 19 degrés. En termes de consommation, nous avons considérablement réduit notre consommation de viande, nous évitons les aliments emballés et apportons nos propres sacs et contenants quand nous faisons nos courses, nous compostons et évitons la surconsommation de biens matériels.
    Ma profession m’amène à voyager régulièrement à l’étranger. J’ai pour règle de rechercher systématiquement des alternatives à l’avion et j’utilise généralement le train pour des trajets de moins de 8 heures. J’utilise aussi de plus en plus les vidéoconférences pour éviter les déplacements.
    Le principal défi que je rencontre est le manque d’information sur l’empreinte carbone (du cycle de vie) des différentes options.
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