Morgane Folschweiller / Research Assistant – Coordinator of the SAPOLL project

University of Mons – Zoology Lab / Wild bees conservation

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Les abeilles sauvages et autres pollinisateurs sauvages connaissent actuellement un fort déclin lié directement (intensification de l’agriculture) ou indirectement (changement climatique) aux activités humaines et aux changements globaux. Ces insectes sont très précieux pour le maintien des écosystèmes grâce au service de pollinisation qu’ils rendent et sont essentiels à notre agriculture. Leur disparition (diversité et abondance) est donc très préoccupante. Nous pensons cependant qu’il est encore possible d’inverser la tendance et de limiter la perte de pollinisateurs. Pour ce faire, nous devons agir dès maintenant à la protection des abeilles et des autres pollinisateurs.
D’après moi, agir pour les pollinisateurs peut se faire à plusieurs niveaux : à la maison, sur le lieu de travail, pendant mon travail… A l’échelle individuelle je rends mon pollinisateur de jardin convivial et je fais de mon mieux pour sensibiliser les gens autour de moi. A l’université, nous avons construit un « Village d’abeilles », mis en place un campus plus vert et nous organisons actuellement des conférences ou des visites guidées pour sensibiliser les étudiants, enseignants, chercheurs et universitaires sur les abeilles sauvages. A un niveau plus large, je coordonne un projet appelé SAPOLL-Sausons nos POLLinisateurs (www.sapoll.eu) qui vise à mettre en œuvre un plan d’action pour la conservation des pollinisateurs sauvages en Belgique et dans le nord de la France. Notre objectif est d’amener touts les acteurs du territoire (citoyens, agriculteurs, enseignants, politiciens…) à jouer un rôle dans la préservation des pollinisateurs sauvages.
Malgré l’existence de projets comme SAPOLL la tâche est énorme et il est urgent de réduire les risques pour les pollinisateurs et de leur fournir de la nourriture (ressources florales) et des sites de nidification. Pour ce faire, nous manquons de moyens humains et financiers pour mobiliser tout le monde à cette cause. Nous manquons également de connaissances et d’expérience pour mieux protéger les pollinisateurs sauvages parce que c’est très nouveau.
Pour faire une réelle différence, nous aurions besoin que tout le monde, à toutes les échelles, s’implique dans la conservation des pollinisateurs. Nous devons adapter les législations et les programmes politiques (bottom up), mais nous avons aussi besoin que les entreprises, les administrations et les citoyens intègrent les pollinisateurs sauvages dans leur vie quotidienne, leurs actions et leurs préoccupations (bottom down). Plus précisément, il est très important (i) de poursuivre la recherche et le suivi des pollinisateurs sauvages ainsi que leurs causes de déclin ; (ii) de sensibiliser et d’informer les populations afin de les impliquer dans les actions ; (iii) de lancer des actions ambitieuses de conservation de la biodiversité et des pollinisateurs sauvages.

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