Coline Ruwet / Associate Professor

ICHEC Brussels Management School / Sociology, Ethics

La traduction de ce témoignage a été générée automatiquement par un programme. Merci d’excuser les éventuelles erreurs.

Nos modes de consommation et de production ne sont pas soutenables : comment favoriser une transition vers la durabilité à un rythme accéléré, tout en respectant la démocratie ? Depuis quinze ans, en tant que sociologue, cette question est au cœur de mes préoccupations.
La vie est traversée de moments charnières. Il y a dix ans, après mon doctorat, j’ai décidé de faire une pause et de voyager à vélo pendant six mois. Ce voyage, à de nombreux égards initiatique, m’a permis d’expérimenter la joie de prendre le temps, les liens forts créés avec la nature et les gens rencontrés. J’ai été témoin, à plus grande échelle, des dégradations majeures causées à l’environnement et de la violence que cela génère pour les plus faibles. Pendant cette période, nous transportions toutes nos possessions à la force de nos mollets. Nous sommes devenus de  » vrais matérialistes « , sélectionnant et réparant nos objets avec soin. Une sobriété choisie peut créer un grand sentiment de liberté.
De retour à la maison, la durabilité est devenue de plus en plus un état d’esprit et un mode de vie plutôt qu’un effort. Dans ma vie quotidienne, je privilégie les modes de déplacements lents et je pratique les 6R (repenser, refuser, réduire, réutiliser, réparer, recycler). La plupart du temps, cela m’apporte beaucoup de joie, un sentiment d’appartenance et d’épanouissement personnel. Je suis particulièrement enthousiaste d’assister à la prolifération des innovations sociales dans ma ville. Devenir membre de plusieurs coopératives dans plusieurs secteurs clés (alimentation, énergie, finance, culture, économie de la fonctionnalité) est un des moyens que j’ai trouvé pour soutenir ce mouvement.
En famille, pour des aspects clés de notre vie, nous avons décidé d’investir notre temps et notre argent conformément à nos valeurs. Notre maison « kangourou » est écologique et « zero énergie ». Aux côtés de 320 personnes, nous sommes membres d’un projet agro-écologique urbain qui nous permet de récolter nos propres légumes. Nos déchets alimentaires sont soit compostés, soit utilisés pour nourrir les poules du jardin collectif voisin. Parfois, ces activités nous paraissent trop énergivores, surtout avec de jeunes enfants. L’un des facteurs clés dans les moments de démotivation est d’apprécier tous les apports de ces projets dans ma vie en termes d’apprentissage, de relations sociales, de sentiment d’autonomie….
Cependant, les réponses ne peuvent pas seulement être individuelles ou communautaires. Les actions politiques locales et mondiales sont essentielles. Mon souhait est de les encourager et de les soutenir. Des changements clés sont nécessaires en termes de financement (investissement et désinvestissement), d’infrastructure et de réglementation pour faciliter et favoriser une transition à plus grande échelle. Les pouvoirs publics pourraient également servir de modèle pour permettre aux gens d’expérimenter des modes de vie durables (par exemple, promouvoir les systèmes alimentaires locaux dans les écoles, offrir des abonnements à des vélos électriques et des bibliothèques d’objets dans les administrations,…).

Originally posted 2018-07-28 03:34:39.

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